الثلاثاء، 24 فبراير 2015

Eutectique

Un eutectique est un mélange de deux corps purs qui fond et se solidifie à température constante, contrairement aux mélanges habituels. 
   Il se comporte en fait comme un corps pur du point de vue de la fusion.
   C'est aussi le point du diagramme (mélange avec une proportion donnée) pour lequel le mélange est à sa température minimale en phase liquide.
    Cette température est propre à chaque mélange
 Types d'eutectiques
Sur un diagramme de phase, le liquidés présente un point de rebroussement qui touche le solidus.

Diagramme de phase eau-sel
    L'eutectique le plus connu est l'eutectique eau + sel : on sale les routes en hiver afin que la glace forme un eutectique avec le sel, eutectique qui est liquide à des températures négatives modérées. Comme le diagramme de phase eau-sel le montre, la température minimale à laquelle peut descendre ce mélange liquide est -21,6 °C.   
  Pour des températures plus basses, fréquentes en Amérique du Nord par exemple, le salage des routes se fait avec du chlorure de calcium qui présente un eutectique, avec l'eau, de -51,1 °C.
   L'abaissement de la température de fusion ainsi obtenu est appelé « fusion eutectique ». Ce principe est également utilisé dans les munitions à uranium appauvri, utilisées notamment par l'armée américaine durant la guerre du Koweït : lors de l'impact, grâce à la grande énergie cinétique de la tête de l'obus, l'uranium entre en fusion entraînant celle du fer contenu dans le blindage, formant un eutectique ; il en résulte une perforation du blindage et une projection de métal en fusion derrière le blindage (provoquant des brûlures graves voire mortelles aux occupants), ainsi qu'une contamination de l'environnement par l'uranium (toxicité des métaux lourds[1]).
Le brasage de composants électroniques utilise les propriétés de l'eutectique étain-plomb, ou étain-plomb-bismuth.
Dans le cas de la fonderie, on recherche des alliages à bas point de fusion, qui sont dans de nombreux cas proches d'une composition eutectique :
  • Fontes, proche de la lédéburite (Fe3C:2Fe), eutectique à4,3 %m de C (16,7 %at)
  • Alpax, alliage d'aluminium proche de l'eutectique aluminium-silicium à 12,6 %m de Si
  Les eutectiques peuvent être également composés de cristaux organiques, tels l'eutectique ternaire ortho-,para-,méta- nitroaniline [2]

Calcul de l'eutectique

L'enthalpie libre G peut être écrite en fonction de H et S (de fusion) par G = H - TS \Rightarrow {\left\{ \begin{array}{l}  H = G + TS \\  \\ {\left( {\frac{\partial G}{\partial T}} \right)_P = - S} \end{array}  \right.}  \Rightarrow H = G - T\left( {\frac{\partial G}{\partial T}} \right)_P .
dès lors  \left( {\frac{\partial G / T}{\partial T}} \right)_P     =     \frac{1}{T}\left( {\frac{\partial G}{\partial T}} \right)_P - \frac{1}{T^{2}}G     =     - \frac{1}{T^{2}}\left( {G - T\left({\frac{\partial G}{\partial T}} \right)_P     } \right)     = - \frac{H}{T^{2}}
pour chaque constituant, le potentiel chimique est
\mu _i = \mu _i^\circ + RT\ln \frac{a_i}{a} \approx \mu _i^\circ + RT\ln x_i
A l'équilibre \mu_i =0, ce qui permet pour un eutectique à n composant de résoudre
\begin{array}{l}  \left( {\frac{\partial \mu _i / T}{\partial T}} \right)_P = \frac{\partial }{\partial T}\left( {R\ln x_i } \right) \Rightarrow R\ln x_i = - \frac{H_i ^\circ }{T} + K \\  \\  \end{array}
Ce qui conduit la résolution du système non linéaire suivant, dont la solution donne la composition et la température de l'eutectique
\begin{array}{l}  \left\{ {{\begin{array}{*{20}c}  {\ln x_i + \frac{H_i ^\circ }{RT} - \frac{H_i^\circ }{RT_i^\circ } = 0} \\  {\sum\limits_{i = 1}^n {x_i = 1} } \\ \end{array} }} \right. \\  \\  \end{array} \begin{array}{l}  \left\{ {{\begin{array}{*{20}c}  {\forall i < n \Rightarrow \ln x_i + \frac{H_i ^\circ }{RT} - \frac{H_i^\circ }{RT_i^\circ } = 0} \\  {\ln \left( {1 - \sum\limits_{i = 1}^{n - 1} {x_i } } \right) +  \frac{H_n ^\circ }{RT} - \frac{H_n^\circ }{RT_n^\circ } = 0} \\ \end{array} }} \right. \\  \\  \end{array}
soit
\begin{array}{c} \left[ {{\begin{array}{*{20}c}  {\Delta x_1 } \\  {\Delta x_2 } \\  {\Delta x_3 } \\  \vdots \\  {\Delta x_{n - 1} } \\  {\Delta T} \\ \end{array} }} \right] = \left[ {{\begin{array}{*{20}c}  {1 / x_1 } & 0 & 0 & 0 & 0 & { - \frac{H_1^\circ }{RT^{2}}} \\  0 & {1 / x_2 } & 0 & 0 & 0 & { - \frac{H_2^\circ }{RT^{2}}} \\  0 & 0 & {1 / x_3 } & 0 & 0 & { - \frac{H_3^\circ }{RT^{2}}} \\  0 & 0 & 0 & \ddots & 0 & { - \frac{H_4^\circ }{RT^{2}}} \\  0 & 0 & 0 & 0 & {1 / x_{n - 1} } & { - \frac{H_{n - 1}^\circ }{RT^{2}}} \\  {\frac{ - 1}{1 - \sum\limits_{1 = 1}^{n - 1} {x_i } }} & {\frac{ - 1}{1 - \sum\limits_{1 = 1}^{n - 1} {x_i } }} & {\frac{ - 1}{1 - \sum\limits_{1 = 1}^{n - 1} {x_i } }} & {\frac{ - 1}{1 - \sum\limits_{1 = 1}^{n - 1} {x_i } }} & {\frac{ - 1}{1 - \sum\limits_{1 = 1}^{n - 1} {x_i } }} & { - \frac{H_n^\circ }{RT^{2}}} \\ \end{array} }} \right]^{ - 1}  .\left[ {{\begin{array}{*{20}c}  {\ln x_1 + \frac{H_1 ^\circ }{RT} - \frac{H_1^\circ }{RT_1^\circ }} \\  {\ln x_2 + \frac{H_2 ^\circ }{RT} - \frac{H_2^\circ }{RT_2^\circ }} \\  {\ln x_3 + \frac{H_3 ^\circ }{RT} - \frac{H_3^\circ }{RT_3^\circ }} \\  \vdots \\  {\ln x_{n - 1} + \frac{H_{n - 1} ^\circ }{RT} - \frac{H_{n - 1}^\circ }{RT_{n - 1i}^\circ }} \\  {\ln \left( {1 - \sum\limits_{i = 1}^{n - 1} {x_i } } \right) + \frac{H_n ^\circ }{RT} - \frac{H_n^\circ }{RT_n^\circ }} \\ \end{array} }} \right]  \end{array}

Calcul réseau aéraulique

Exemple de calcul d'un réseau aéraulique

Réseau de distribution d'air 


Le calcul s'effectue en fonction du circuit le plus défavorable en considérant que la perte de charge soit homogène sur l'ensemble des gaines.
Dans le cas présent 3 possibilités existent
  • 1° - Réseau principal de A à I + I à L
  • 2° - Réseau principal de A à I + I à C
  • 3° - Réseau principal de A à I + I à S
De toute évidence le cas N°1 s'impose.
L'installation assure l'amenée d'air neuf hygiénique. Cette installation fonctionne également en été (Température de référence 30°C). Etant donné qu'il n'y a pas de batterie froide sur le groupe d'introduction d'air neuf, le calcul de perte de charge sera effectué sur la base de 30°C. 
Les débits d'air neuf par exemple indiqués dans les normes sont établis généralement sur une masse de 1,2 kg/m3 (soit l'équivalent à une température de 20°C - 40% hr)
Le programme Aeroduct placé sur ce site permet d'effectuer ce calcul de perte de charge en prenant en compte les éléments suivants.
  • L'altitude concernant le site de l'installation est de 80 m
  • Il est considéré que le réseau d'air n'est pas parfaitement étanche (5% de fuite d'air)
  • Les débits d'air de base en référence qui transitent dans les gaines sont à 20°C.
  • Température maximale de transit d'air définie à 30°C.

Les valeurs des pertes de charge des accessoires, tels que filtre, diffuseur, grilles, etc., sont indiquées dans les catalogues des différents constructeurs.
Dans certains cas les constructeurs fournissent des abaques pour connaître la perte de charge d'un filtre en fonction du débit d'air et du type de filtre.
Dans le programme de calcul tel que AeroDuct, il y a un module de calcul complémentaire qui vous permet à partir d'une perte de charge donnée en fonction d'un débit d'air, d'établir un module de perte de charge équivalent.
Avec un module de perte charge, vous pouvez comme par exemple pour un filtre connaître la perte de charge équivalente pour un débit d'air différent. Le calcul se fait comme pour un accessoire quelconque. 
Calculs complémentaires
Le calcul peut être également effectué pour les autres cas, la différence de pression sera absorbée par l'intermédiaire de registres d'air insérés sur les déviations.
Dans l'hypothèse ou l'installation devait fonctionner à température constante, c'est à dire à 20°C, la perte de charge serait de 218.04 Pa, soit un écart de 3,73 Pa (soit environ 1%)

Vitesses d'air maximales préconisées
Installations types
Vitesses d'air admises selon types de locaux, gaines et bouches de soufflage.
Désignation locauxType de gaine de distributionVitesse gaines en m/sec.Bouches de solBouches de plintheBouches de plafond
RésidencesPrincipale, secondaire et reprise3,5 à 4,00,8 à 1,51,2 à 1,6******
BureauxPrincipale, secondaire et reprise3,5 à 4,0
2,0 à 3,0
1,0 à 1,61,5 à 2,52,5 à 3,5
SpectaclesPrincipale, secondaire et reprise3,0 à 4,0************2,5 à 3,5
EcolesPrincipale, secondaire et reprise3,5 à 4,5******2,2 à 3,03,0 à 4,0
Bâtiments publicsPrincipale, secondaire et reprise3,0 à 4,5******3,0 à 3,53,5 à 4,0
RestaurantsPrincipale, secondaire et reprise3,0 à 4,01,5 à 2,03,0 à 3,53,0 à 4,0
Ateliers bruyantsGros débit, secondaire et reprise10 à 14
6 à 8
4 à 6
************5,0 à 7,0
Ateliers calmesDébit moy., secondaire et reprise6 à 7
5 à 6
4 à 6
******4 à 63 à 5

Installations "basse pression" (Vitesse maxi 8 à 10 m/s)
Débit de transit dans les gainesVitesse maxi
- Débit maxi < 300 [m³/h]2.5 [m/s]
- Débit maxi < 1 000 [m³/h]3 [m/s]
- Débit maxi < 2 000 [m³/h]4 [m/s]
- Débit maxi < 4 000 [m³/h]5 [m/s]
- Débit maxi < 10 000 [m³/h]6 [m/s]
- Débit maxi > 10 000 [m³/h]7 [m/s]
Dans le programme Aeroduct les vitesses d'air supérieures aux valeurs silencieuses préconisées dans les installations à basse pression sont signalées par un affichage en jaune de la cellule concernée.
Installations "haute pression" (vitesses d'air > à 10 m/s) - Ejecto-convecteurs, débits variables, Etc.
Débit dans les réseaux de gainesTrémiesCirculationsLocaux intérieurs
- 100000 à 70000 (m3/h)30 m/s
- 70000 à 40000 (m3/h)25 m/s
- 40000 à 25000 (m3/h)22 m/s20 m/s
- 25000 à 17000 (m3/h)20 m/s17 m/s16 m/s
- 17000 à 10000 (m3/h)17 m/s15 m/s14 m/s
- 10000 à 5000 (m3/h)15 m/s12 m/s12 m/s
- 5000 à 2000 (m3/h)12 m/s10 m/s10 m/s
- inférieur à 2000 (m3/h)10 m/s10 m/s10 m/s
- Clapet coupe-feu10 m/s10 m/s10 m/s
  • Il est recommandé de partir dans les gaines principales à une vitesse de 20 à 22 m/s.
  • Les gaines principales et secondaires sont généralement calculées sur une base de 8.5 Pa / m.
  • Les boîtes sont sélectionnées sur la base du niveau sonore admissible lorsque la pression à l'entrée des boîtes est de 750 Pa.
  • La réduction de vitesse peut provoquer un regain de vitesse.

    Système à "doubles tubes" (moyenne ou haute pression)
  • Le circuit des gaines d'air froid est calculé pour 100% du débit requis.
  • Par contre, pour le réseau de gaines d'air chaud, on admet 50% à 75% du débit d'air froid selon les charges thermiques.
  • L'écart entre la température des locaux en été et celle de l'air dans la gaine d'air froid est de 10 à 13°C.
  • En ETE, la température de l'air chaud dans la gaine est maintenue au moins à + de 3°C au-dessus de la température moyenne de l'air de reprise d'air.
La vitesse de l'air dans les conduits ne peut dépasser une certaine valeur. Il en résulte une section minimale des conduits en dessous de laquelle il est déconseillé de descendre pour des raisons suivantes : 
  • Augmentation du bruit de bruissement de l'air dans les conduits droits et surtout au
    niveau des déviations.
  • Augmentation des pertes de charge et de l'énergie consommée par le ventilateur.
Exemple : une diminution de moitié de la section double la vitesse de l'air, augmente les pertes de charge et donc la puissance absorbée par le ventilateur par un facteur 4. 
Un circuit dont la vitesse de l'air au niveau des conduits est semblable à la vitesse de l'air
au niveau des bouches est très sensible à l'ouverture et à la fermeture de celles-ci.


Pertes de charge équipements divers

الاثنين، 23 فبراير 2015

La machine frigorifique à ab/adsorption

 

  

Principe de la machine à ab/adsorption

Le principe consiste à pulvériser de l'eau en fines gouttelettes dans un récipient sous vide. Du fait de la basse pression, l'eau s'évapore. Pour cela elle a besoin d'une certaine quantité de chaleur qui est extraite de l'eau à rafraîchir, circulant dans un circuit à travers le récipient.
Mais ce système ne peut fonctionner très longtemps : rapidement, le récipient sous vide sera saturé de vapeur d'eau, et l'eau dispersée ne s'évaporera plus. Il faut donc un moyen pour maintenir ou recréer le vide dans le récipient !
C'est là qu'intervient le sorbant. C'est soit un liquide, on parle alors d'absorbant, ou un solide poreux, on parle alors d'adsorbant. 
Il "boit" la vapeur d'eau contenue dans l'ambiance, et la retient. Au fur et à mesure qu'il ab/adsorbe de la vapeur, sa capacité d'ab/adsorption diminue jusqu'à être nulle, à saturation. Le sorbant est alors chauffé à une certaine température et "rend" la vapeur d'eau. Il récupère alors toute ses propriétés d'ab/adsorption.
Exemple d'absorbant.
Dans les machines frigorifiques à absorption utilisées en climatisation, la substance absorbante est généralement le bromure de lithium (LiBr), le fluide réfrigérant, de l'eau. Ce type de machine permet de refroidir de l'eau jusque environ 5°C. La température de l'eau utilisée pour la régénération de l'absorbant doit être comprise entre 80 et 120°C.


Exemple d'adsorbant.
Le gel de silicium couplé avec de l'eau comme fluide réfrigérant. La température de l'eau utilisée pour la régénération de l'adsorbant doit être comprise entre 65 à 80 °C. Cette température plus basse est un avantage par rapport à la machine à absorption.



Fonctionnement

La machine à absorption

La machine frigorifique à absorption se divise en quatre composants principaux :
  1. l'évaporateur,
  2. l'absorbeur,
  3. le concentrateur,
  4. le condenseur.

  1. Dans l'évaporateur, le réfrigérant (ici de l'eau) est pulvérisé dans une ambiance à très faible pression. L'évaporateur est parcouru par un circuit à eau. En s'évaporant, le réfrigérant soustrait sa chaleur à cette eau qui est ainsi refroidie.
    Une partie du réfrigérant pulvérisé ne s'évapore pas et tombe dans le fond de l'évaporateur où elle est pompée pour être à nouveau pulvérisée.
  1. La vapeur d'eau crée dans l'évaporateur est amenée à l'absorbeur. Il contient la solution absorbante (LiBr) qui est continuellement pompée dans le fond du récipient pour y être pulvérisée. Le LiBr absorbe la vapeur d'eau hors de l'évaporateur et y maintient ainsi la basse pression nécessaire à a vaporisation du réfrigérant.
Au fur et à mesure qu'elle absorbe la vapeur d'eau, la solution absorbante est de plus en plus diluée. Elle finirait par être saturée et ne plus rien pouvoir absorber.
  1. La solution est donc régénérée dans le concentrateur. Elle est réchauffée, par une batterie à eau chaude (environ 85°C) et une partie de l'eau s'évapore. La solution régénérée retourne à l'absorbeur.
Enfin, la vapeur d'eau extraite du concentrateur est amenée dans lecondenseur, où elle est refroidie par une circulation d'eau froide. L'eau condensée retourne à l'évaporateur.
Deux compléments au système augmentent son efficacité :
  • Une circulation d'eau froide dans l'absorbeur.
    Le phénomène d'absorption génère de la chaleur. La circulation d'eau froide dans le fluide absorbant évite sa montée en température, ce qui diminuerait son efficacité.

    Remarque : l'eau de refroidissement de l'absorbeur peut ensuite passer dans la batterie de refroidissement du condenseur.
  • Un échangeur de chaleur sur le circuit du fluide absorbant. 
    Le fluide chaud sortant du concentrateur qui retourne à l'absorbeur préchauffe le fluide qui va vers le concentrateur, économisant ainsi une partie de l'énergie nécessaire pour chauffer le fluide à régénérer.

La machine à adsorption

L'adsorbant étant solide, il est impossible de l'amener au fur et à mesure vers la source de chaleur pour être régénéré.
La machine fonctionne donc de manière cyclique. Deux récipients servent, tour à tour, d'adsorbeur et de désorbeur. Dans la première période, le premier adsorbant est utilisé pour la production de froid, tandis que l'autre est parcouru par l'eau chaude, et ainsi régénéré. Dans la seconde période, lorsque le premier adsorbant est saturé, il est remplacé par le second pour la production de froid, et est alors lui-même régénéré.



Analogie avec la machine frigorifique traditionnelle

Bien que la machine à sorption semble assez différente de la machine frigorifique traditionnelle, le principe de base de fonctionnement reste le même :
  • circulation d'un fluide réfrigérant,
  • évaporation du fluide avec production de froid,
  • compression du fluide demandant un apport d'énergie,
  • condensation du fluide avec production de chaleur.
La différence réside dans :
  • Le moyen de comprimer le fluide,
    • mécanique dans le cas d'une machine traditionnelle,
    • thermochimique dans le cas de la machine à sorption.
  • Le type d'énergie nécessaire à cette compression
    • électrique dans le cas d'une machine traditionnelle,
    • calorifique dans le cas de la machine à sorption.
Machine frigo traditionnelle.
Machine frigo à absorption.



L'efficacité énergétique ou COP-froid

Une machine frigorifique est énergétiquement efficace si elle demande peu d'énergie pour fournir une puissance frigorifique donnée.
On évalue son efficacité par le calcul du COP (coefficient de performance) : rapport entre la puissance frigorifique produite et la puissance fournie au compresseur.
  • Dans le cas d'une machine frigorifique traditionnelle, la puissance fournie est électrique. Le COP d'une telle machine peut atteindre la valeur de 3, voire plus.
  • Dans le cas d'une machine frigorifique à absorption, le COP réel tourne autour de 0.7; celui d'une machine à adsorption varie entre 0.5 et 0.6.

Quel est alors l'intérêt d'une telle machine ?

Un premier avantage réside dans l'absence de compresseur mécanique, donc de vibrations et de bruits. D'où le fait que ces machines demandent un entretien limité et présentent une grande longévité.
Le second avantage vient de la possibilité de valoriser une énergie calorifique disponible et d'éviter ainsi la consommation électrique d'un compresseur.



Quelles sources de chaleur ?

La machine à sorption "fait du froid avec du chaud" !
Voici de quoi éveiller notre désir d'utiliser de la chaleur "gratuite" ! Ce n'est pas pour rien que ce type de machine est surtout répandue dans le secteur industriel parce que certains process libèrent une chaleur importante dont il est possible de tirer une puissance frigorifique utile par ailleurs.
Dans le secteur du bâtiment, on peut imaginer deux possibilités :
  • la chaleur issue d'un cogénérateur
  • la chaleur solaire

Trigénération

La cogénération permet de produire simultanément de l'énergie électrique et de la chaleur. La trigénération consiste à utiliser la chaleur disponible pour produire du froid lorsque la chaleur ne peut être valorisée pour le chauffage du bâtiment. Les machines frigorifiques à absorption sont alors utilisées.
Pour en savoir plus sur la cogénération, 
La cogénératrice...
...et la machine frigorifique à absorption.
La rentabilité d'un tel système est difficile à évaluer, car elle dépend de nombreuses valeurs de rendement :
  • rendement moyen de la production électrique en centrale,
  • COP de la machine frigorifique à compression,
  • rendement de la cogénération,
  • COP de la machine frigorifique à sorption.
Dans le schéma ci-dessous, en prenant 38 % comme rendement moyen de production électrique en centrale, le bilan au niveau de la consommation d'énergie primaire est favorable à la trigénération.
Par contre, dans ce deuxième schéma ci-dessous, on compare la trigénération avec un système classique dont l'électricité serait produite à partir d'une centrale TGV (rendement est estimé à 55 %). Dans ce cas, le bilan au niveau de la consommation d'énergie primaire est favorable au système classique.
Remarque : une étude complète de rentabilité devrait prendre en compte les heures de fonctionnement où la chaleur est utilisée directement pour le chauffage du bâtiment, ainsi que les coûts d'investissement des deux solutions.
En 2000, la cellule "thermodynamique" de l'UCL a réalisé une étude pour le compte de la Région Bruxelloise en vue de répondre à la question : "devons-nous promouvoir la trigénération dans le cadre du Permis d'Environnement des nouveaux immeubles de bureaux ?". Bien que présentant des nuances, la réponse était plutôt négative. Certes, un intérêt financier peut être tiré par l'exploitant (en produisant lui-même son électricité). Mais au niveau de l'énergie primaire consommée, le profil de demande (chaleur, froid et électricité) d'un immeuble de bureaux est mal adapté à ce que peut fournir la cogénératrice. Un bâtiment hospitalier présente un profil beaucoup mieux adapté. Pour plus de détails, on retrouvera le rapport final sous Word, en

Refroidissement solaire

L'intérêt du refroidissement solaire réside dans la simultanéité de la demande de froid et de l'ensoleillement. Lorsque la chaleur nécessaire au fonctionnement de la machine frigo est fournie par le soleil, le froid fourni est gratuit (pas de coût, pas de pollution).
Ce système n'est pourtant pas encore utilisé en Belgique pour deux raisons :
  1. Pour fonctionner, la machine frigo à absorption demande une température d'eau minimale qui se situe entre 70 et 95°C en fonction du couple solvant-réfigérant. Pour atteindre cette température, l'emploi de capteurs performants est indispensable (sélectifs, sous vide, à faible concentration), ce qui induit un coût d'investissement assez important.
  2. Lorsque l'ensoleillement n'est pas suffisant pour fournir de l'eau à température adéquate, une autre source de chaleur (d'appoint ou de substitution) doit permettre le fonctionnement du système. Des solutions de stockage peuvent résoudre le problème à certaines périodes, mais il reste toujours un certain nombre d'heures de fonctionnement où la chaleur doit être produite par du gaz ou du fuel. Pendant ces heures, le rendement du système est faible comparé au système classique de la machine frigorifique à compression.
    L'intérêt de la machine frigorifique à absorption couplée avec des capteurs solaires doit donc être évalué sur base d'une moyenne annuelle, en tenant compte des heures d'ensoleillement exploitables. Cette évaluation dépend de nombreuses valeurs à estimer :
  • rendement de la chaudière,
  • rendement de la machine frigorifique à absorption,
  • proportion de la demande de froid qu'on peut produire avec l'énergie solaire (X) qui dépend du nombre d'heures d'ensoleillement exploitables,
  • rendement moyen de la production électrique en centrale,
  • COP de la machine frigorifique à compression.
Avec les hypothèses prises dans le schéma ci-dessus, le bilan au niveau de la consommation d'énergie primaire est favorable au système de refroidissement solaire si au moins 51 % de la demande de froid peut être satisfaite par l'énergie solaire. Pour évaluer la rentabilité économique du système, il faudrait tenir compte des prix de l'énergie et des coûts d'investissement.
On peut néanmoins conclure de cette comparaison grossière qu'un tel système est à exclure, sous notre climat, pour un bâtiment dont la demande de froid proviendrait principalement des charges internes : la demande ne pourrait alors certainement pas être rencontrée par l'ensoleillement plus de la moitié du temps.
Il pourrait par contre être envisagé pour un bâtiment dont la demande de froid est limitée aux mois d'été grâce à une conception adéquate (protections solaires, valorisation de l'inertie thermique, free cooling ou free chilling,...)

COMPRESSEURS A VIS SEMI-INTEGRES




-->
   Les Semi-Intégrés sont une étape intermédiaire entre un compresseur à vis et un groupe de compression à vis complet. 
   Les nouveaux Semi-Intégrés se caractérisent par leur légèreté, une construction compacte et très peu de points de connexions.
La conception de líunitè a été simplifiée par l'intègration de la totalité du système de distribution de l huile (avec seulement une seule connexion déshuile) et de nombreux  modules.
L'intégration des composants dans le Semi-Intégré conduit à une meilleure qualité, une  grande sécurité d'étanchéité et un haut niveau de fiabilité du groupe compresseur à vis.
   Le compresseur Semi-Intégré est équipe interfaces entre les capteurs de pression et de  températures (qui assurent le suivi du fonctionnement), indication de la position du tiroir de régulation et les blocs d'électrovannes pour le positionnement combiné du Vi en  réduction de puissance.
Le pilotage simultané et direct des vannes solénoïdes du réglage de Vi et de puissance en  relation avec le système des capteurs de pression et de températures, simplifie l'assemblage et la conduite de l'unité.
Un nouveau système combiné avec tiroir parallèle, permet au compresseur d'avoir un fonctionnement économique même à faible charge par l'optimisation du Vi et du réglage de la capacité (indépendamment mais dans le même temps).

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES:
-->
   *Intégration des composants de l'unité
   * Intégration du système de distribution d'huile
   * Conception compacte
   * Utilisable avec tous les moteurs standards à brides
   * Fonctionnement sur et une étanchéité maximale
   * Rotors parfaitement guides par des roulements à rouleaux
   * Fonctionnement avec un faible niveau sonore et faible niveau de vibrations
   * Système de protection contre les pulsations de gaz à charge réduite
   * Fortes valeurs du COP en pleine charge et en charge partielle (nouveau système de tiroirs parallèles pour l 'ajustement du Vi et de la capacité)
   * Régulation de puissance ajustable indéfiniment
   * Système anti-usure et hermétique d'indication de position du tiroir de régulation

Unité de compression à vis Semi-Intégré

1. Compresseur à vis
2. Carter de protection pour la bride moteur
3. Accouplement
4. Vanne-clapet d’aspiration
5. Filtre d’aspiration
6. Filtre à huile
7. Pompe à huile
8. Électrovannes pour le contrôle de capacité et l’ajustement du Vi
9. Vanne de décharge
10. Clapet anti-retour de refoulement (option)
11. Système de distribution d’huile
12. Raccords des capteurs pour le contrôle de l’aspiration, du refoulement et de la circulation d’huile.

Définition, fonctions et types de planchers inférieurs

Définition du plancher


Nous appellerons plancher inférieur la paroi qui délimite le volume protégé. Les technologies relatives aux planchers dépendront de l’environnement extérieur et du type de support. Par contre, comme ils font partie de l’enveloppe du volume protégé, ils devront, quelque soit leur technologie, avoir une résistance thermique et une étanchéité à l’air suffisante.

Types d’environnement extérieur

Le sol

Le plancher peut être en contact avec le sol. Dans ce cas il peut soit supporter uniquement son propre poids et les charges découlant de son utilisation (dalle sur sol), soit il peut porter l’ensemble du bâtiment et des charges (radier).
Dalle sur sol.
Radier.

Le vide

Le plancher peut aussi porter au-dessus du vide en s’appuyant sur des parois verticales. Ce vide peut être l’air extérieur, un espace adjacent non chauffé (EANC), un vide sanitaire ou une cave.
Sur l'extérieur - Sur espace adjacent non chauffé (EANC) - Sur cave - Sur vide sanitaire.

Types de support

Les planchers non portants sur sol

Ces planchers sont directement posés sur le sol. Ils sont généralement en béton armé. Ils ne sont pas solidaires des murs et bougent librement par rapport à ceux-ci. Ils doivent résister à leur propre poids et aux charges d’utilisation.
Le plancher ne porte pas le bâtiment.

Les radiers

Le radier est une forme de fondation qui a la particularité de répartir le poids du bâtiment sur une grande surface lorsque la portance du sol est limitée. Ils servent ainsi de fondation continue à  l’ensemble des murs porteurs. Ils sont réalisés en béton armé. Les armatures sont beaucoup plus importantes que lorsqu’il s’agit d’un plancher non portant.
Le radier porte l’ensemble du bâtiment.

Les planchers autoportants

Le plancher inférieur du bâtiment peut aussi être appuyé sur les murs comme les autres planchers d’étages. 
  • Les planchers autoportants lourds
    Ces planchers massifs sont réalisés en béton. Ils peuvent être totalement coulés sur place ou préfabriqués et solidarisés ensuite à l’aide d’une dalle de compression en béton armé.
Plancher en béton massif coulé sur place.
Eléments de plancher en béton armé.
Hourdis (poutrains + entrevoûts).
(4 schémas : BA, Hourdis, prédalles et poutrains + entrevoûts)
  • Planchers portants légers
    Ces planchers sont constitués d’une ossature en bois portant une aire de foulée en bois ou en panneaux de bois. Leur face inférieure pout être habillée ou non.
Plancher en bois.



Fonctions du plancher


Résistance mécanique (autoportant, non portant)

Lorsque le plancher est non portant, les armatures sont principalement technologiques. Elles ont pour fonction d’aider la dalle à répartir les charges d’utilisation sur le terrain et d’éviter une fissuration de celle-ci.
Lorsque le plancher est portant, il devra être calculé pour résister aux charges et empêcher des déformations qui dépassent les normes admises.

Résistance thermique

Lorsque le plancher est posé sur la terre ou est situé au-dessus d’une cave ou d’un vide sanitaire, la présence du sol constitue déjà une forme d’isolation thermique du plancher. La chaleur doit parcourir un long chemin dans le sol pour parvenir à l’extérieur. Cela n’est cependant pas suffisant pour que le bâtiment soit thermiquement performant (la réglementation PEB en Wallonie exige une  résistance thermique minimale de ce plancher).
La mise en œuvre d’une couche isolante est donc nécessaire. Elle peut être placée au-dessus de la dalle ou en dessous de celle-ci (contre la terre). Dans ce dernier cas, il est nécessaire d’employer un matériau isolant qui résiste à l’humidité et à la compression.
La chaleur doit traverser le sol pour atteindre l’environnement extérieur.
Le plancher est situé au-dessus d’un EANC ou de l’environnement extérieur, il doit être isolé au même titre que les autres parois de l’enveloppe du volume protégé (la réglementation PEB en Wallonie exige que le coefficient de transmission thermique U de ce  plancher ne dépasse certaines valeurs maximales).
L’isolant peut être placé sous le plancher, dans la structure portante d’un plancher léger ou sur le support, mais en dessous de l’aire de circulation (chape ou panneaux).
Isolation au-dessus du support.
  1. Finition intérieure
  2. Couche de séparation
  3. Isolant
  4. Étanchéité éventuelle (si terre-plein)
  5. Support existant
Isolation dans le support.
  1. Plancher
  2. Isolant
  3. Structure
  4. Finition intérieure
Isolation sous le support.
  1. Plancher existant
  2. Isolation
  3. Finition éventuelle

Protection contre l’humidité

Lorsque le plancher est situé au- dessus du vide, les problèmes d’humidité ne se posent généralement pas.

Plancher sur vide.
  1. Niveau du terrain
  2. Vide ventilé
  3. Humidité ascensionnelle
  4. Barrière d'étanchéité
Lorsque le plancher est posé directement sur le sol, des précautions doivent être prises.
Si le sol est suffisamment drainant et sec, aucun risque n’est à craindre. Sinon une couche d’étanchéité est à prévoir. Elle sera d’autant plus soignée qu’il y a un risque que le plancher se trouve occasionnellement ou en permanence sous le niveau de la nappe phréatique.
Plancher sur sol drainant.
  1. Dalle sur sol
  2. Sol drainant
  3. Humidité du sol
  4. Eaux de ruissellement (écartée)
  5. Terrain
Plancher sur sol humide.
  1. Niveau du terrain
  2. Nappe phréatique éventuelle
  3. Étanchéité
Attention une simple feuille de polyéthylène n’est pas à proprement parler une membrane d’étanchéité. Elle sert uniquement, lors de la mise en œuvre du béton coulé sur place, à éviter  que sa laitance ne se perdre dans le sol ou entre les panneaux isolants. Cette feuille est parfois remplacée par un béton de propreté.

Inertie thermique

Un plancher lourd non isolé ou isolé par le dessous représente une masse d’inertie thermique importante. Dans le cas des bâtiments légers à faible inertie, seul le sol permet une certaine stabilité thermique et réduit les risques de surchauffe.

Étanchéité à l’air et aux gaz (Méthane, Radon, …)

Comme les autres parois du volume protégé, les planchers doivent être le plus possible étanches à l’air pour éviter les déperditions thermiques inutiles et les désordres provoqués par des condensations internes à la paroi. Une bonne étanchéité à l’air sera plus facile à obtenir si le plancher est coulé sur place. L’éventuelle membrane d’étanchéité à l’eau permet également une étanchéité à l’air performante.
Dans le cas des planchers légers, une barrière d’étanchéité à l’air est nécessaire.
Dans certaines régions, des gaz toxiques (Méthane, Radon, …) s’échappent du sol. Une parfaite étanchéité à l’air du plancher est alors indispensable.

1 empêcher le Radon de rentrer dans le bâtiment.
2 Permettre au Radon de s’échapper du sol sous le bâtiment.

Dépannage frigorifique

L’expérience du dépannage frigorifique sur les installations de froid commercial et de climatisation permet de classer les pannes frigor...