الثلاثاء، 24 فبراير 2015

Le pressostat HP Le pressostat BP


LE MATERIEL FRIGORIFIQUE / PRATIQUE DES INSTALLATIONS
Le pressostat HP
Un pressostat HP est un organe fluidique qui en fonction de la valeur de la haute pression et de son réglage ouvre ou ferme un contact électrique.
Il est généralement utilisé en sécurité mais on peut aussi le trouver en régulation de pression de condensation.
Toutefois, on retrouvera toujours :
consigne = coupure
différentiel = coupure - enclenchement

Le pressostat HP : réglage
Le pressostat BP
Un pressostat BP est un organe fluidique qui en fonction de la valeur de la basse pression et de son réglage ouvre ou ferme un contact électrique.Il exite deux types de pressostat BP :
Le pressostat BP à réarmement manuel est utilisé en sécurité tandis que celui à réarmement automatique est utilisé en régulation.
On aura :
consigne = enclenchementdifférentiel = enclenchement - coupure
Pressostat BP : réglage pour une régulation pump-down, thermostatique et single pump-down

Le travail du cuivre

  • La coupe du tube s'effectuera à l'aide d'un coupe tube. Il ne faut jamais utiliser de scie à métaux pour couper le tube, car la coupe ne serait pas d'équerre et les bavures importantes. A l'aide du coupe tube, on réalise une coupe d'équerre nécessaire pour les opérations de dudgeonnage.
Coupe tube et mini coupe tube
  • L'ébavurage consiste à retirer les bavures résultantes de la coupe du tube. On doit ébavurer l'intérieur et l'extérieur du tube. Les bavures ne doivent pas pénétrer dans le tube. Pour cela on placera toujours l'ébavureur sous le tube à ébavurer. Il est interdit de souffler dans le tube pour chasser les bavures.
  • Le dudgeonnage du cuivre consiste a utiliser une petite longueur droite pour réaliser une partie conique sur laquelle on pourra adapter un écrou raccord pour assurer l'étanchéïté sur les éléments à visser. La quantité de cuivre à utilisée sera égale à 2mm.
    Pour réaliser la pièce ci-contre, on a donc utilisé une longueur développée égale à la longueur L de la pièce + 2mm pour le dudgeon.
    Exemple :
    Pour réaliser une pièce droite de 200mm qui comporte un dudgeon à chaque extrémité, on doit couper une logueur droite qui correspond à 200+2x2=204mm.
    Une dudgeonnière
    • L'évasement consiste à porter le diamètre intérieur d'un tube à celui de son diamètre extérieur sur une longueur de 10mm, on peut donc ensuite emboiter les tubes qui avait la même section. Cette opération va donc consommer une logueur droite égale à 10 mm.
    Pour réaliser la pièce ci-contre, on a utilisé une lougueur développée totale de L+10mm. Les 10mm correspondent à la pénétration du cuivre dans l'emboiture.
    Exemple :
    Pour réaliser une pièce droite de 200mm qui comporte un évasement, on doit couper une logueur droite de 200+10=210mm.
    Un coffret composé d'une pince à évaser et de têtes pour les différents diamètre de tuyauterie
    • Le cintrage est une opération qui consiste à réaliser un changement de direction du tube sans avoir à le couper et à ajouter une pièce supplémentaire. Pour cintrer le tube, on utilise une cintreuse. Etudions un cintrage pour connaitre la quantité de cuivre nécessaire à cette opération...
    Soit une pièce de longueur L1 et L2. Les côtes sont données à l'extérieur du tube. Cette pièce peut se décomposer en 3 parties : deux longueurs droites AB et CD, et un cintrage BC. Sur le schéma ci-dessus, Rc représente le rayon de cintrage (donné par la cintreuse) et Rt le rayon du tube. Le but de l'exercice est de déterminer la longueur dévellpoée de cette pièce pour savoir quelle longueur de cuivre il faut couper pour la réaliser.
    Commençons par déterminer les longueurs droites AB et CD.
    AB = L1-Rc-Rt
    CD = L2-Rc-Rt

    Maintenant il faut déterminer la longueur nécessaire au cintrage...

    La longueur développée totale sera donc égale à AB+BC+CD

    La charge en liquide

    Rôle :
    Introduire le réfrigérant nécessaire au fonctionnement de l'installation frigorifique.
    Cette de charge est rapide point de vue temps mais risquée pour le compresseur.
    Cette méthode de charge est compatible avec les nouveaux fluides et les mélanges.
    Conditions de départ :
    • Une installation tirée au vide et étanche, les appareils de sécurités et de régulations sont préréglés.
    • Le juex de manifolds est resté monté sur l'installation, bypass fermés.
    Matériel nécessaire :
    • Un bouteille de réfrigérant.
    • Une clef à cliquet.
    • Un thermomètre équipé d'une sonde de contact.
    • Un jeux de manifolds.
    Mode opératoire :
    • Raccorder la bouteille de charge tête en haut sur la voie d'intervention du jeux de manifolds.
    • Ouvrir la vanne 5 et purger le flexible d'interventionsur le juex de manos.
    • Vérifier la tenue du vide et la position des vannes 4 et 3 qui doivent être ouvertes.
    • Installation à l'arrêt, introduire du fluide frigorigène dans le circuit BP et HP en ouvrant brièvement les bypass HP et BP du jeux de manifolds.
    • Refermer les bypass BP et HP du jeux de manos.
    • Démarrer l'installation.
    • Introduire le réfrigérant en faisant des détentes avec le bypass BP.
    • Dès que les premières bulles apparaissent au voyant de liquide, fermer le bypass BP du jeux de mano.
    • Refermer légèrement la vanne 1 vers l'arrière si l'aiguille BP du mano tremble. (idem pour celle HP avec la vanne 2)
    • Si la BP n'est pas stable, réintroduire du fluide par le bypass BP du jeux de manifolds comme expliqué precedement jusqu'à stabilisation. Sinon, attendre le régime permanent.
    • En régime permanent, ajuster la charge par le bypass BP du jeux de mano pour avoir un sous-refroidissement compris entre 4 et 7°C.
    • Une fois le sous-refroidissement bon, fermer la vanne 5, le bypass BP du jeux de mano et démonter la bouteille de charge. Continuer les opérations de réglages des sécurités et des régulations.


    La recherche de fuites

    Introduction :
    Une fois le montage du cicuit frigorifique terminé, il faut rechercher les fuites sur les raccords, les brasures, les joints et tous les éléments qui sont succeptibles de fuire.
    Conditions de départ :
    Le montage est terminé, l'installation est remplis d'air. Un déshydrateur usagé est monté sur le circuit. Il faudra le remplacer juste avant le tirage au vide.
    Matériel nécessaire :
    • Une bouteille de fluide frigorigène.
    • Une bouteille d'azote équipée d'un manodétendeur.
    • Une clef à cliquet.
    • Un détecteur de fuite adapté au fluide frigorigène de l'installation.
    • Un jeux de manifolds.
      Mode opératoire :
      Introduction de fluide frigorigène dans le circuit :
      • Raccorder le jeux de manomètre sur l'installation puis la bouteille de charge sur sa voie de service.
      • Ouvrir les vannes 3 et 4, les bypass des manifolds et mettre les vannes 1 et 2 en position intermédiaire.
      • Ouvrir la vanne 5 pour introduire un peu de fluide frigorigène dans le circuit. Refermer la vanne 5 et les bypass des manomètres.
      • Débrancher le flexible de la bouteille de charge au niveau de son raccord de vanne 5.
      Pressurisation à l'azote :
      • Raccorder le flexible que vous venez de débrancher sur le raccord du manodétendeur 6. Desserez le manodétendeur, ouvrir 5 et régler le manodétendeur pour avoir 10 bar de détente.
      • Réouvrir les bypass des manifolds pour introduire l'azote.
      • Rechercher les fuites sur les raccords, les brasures, les joints et tous les éléments succeptibles de fuire en commençant par les parties hautes du circuit frigorifique.
      • Une fois la recherche terminée, refermer la vanne 5 et débrancher la bouteille d'azote.
      • L'azote et le fluide frigorigène s'échappent de l'installation. Une fois la pression tombée à 0,5 bar, fermer les bypass des manifolds ainsi que les vannes 3 et 4 et remplacer le déshydrateur par le nouveau. Il faut a présent tirer au vide puis charger le circuit frigorifique.

      Le tirage au vide



      Rôle :
      Enlever l'air et l'humidité du circuit frigorifique.
      Le circuit ne doit pas être sous pression et les fuites ont été recherchées au préalable.
      Il ne faut jamais laisser un circuit au vide, on doit réaliser au moins une précharge une fois l'opération terminée.
      Conditions de départ :
      • La tuyauterie est terminée, les fuites ont été recherchées, le nouveau déshydrateur vient d'être monté.
      • Les vannes 3 et 4 sont fermées pour préserver les déshydrateur.
      Matériel nécessaire :
      • Une pompe à vide .
      • Une clef à cliquet.
      • Un vacuomètre si possible.
      • Un jeux de manifolds.
      Mode opératoire :
      Tirage au vide sans vacuomètre :
      • Vérifier le niveau d'huile de la pompe à vide puis raccorder la sur la voie d'intervention du jeux de manos.
      • Démarrer la pompe à vide.
      • Mettre les vannes 1 et 2 en position intermédiaire et vérifier que le circuit ne soit pas sous pression.
      • Ouvrir les bypass du jeux de manifolds, vérifier que la pression diminue sur les aiguilles des manos HP et BP.
      • Ouvrir les vannes 3 et 4.
      • Au bout d'un moment, refermer les bypass du jeux de manifolds et vérifier la tenue du vide. Casser le vide à l'azote sec si possible (voir dernier paragraphe du cours).
      • Le tirage sera terminé quand les aiguilles des manos HP et BP indiqueront -1 bar.
      • A ce moment là, refermer les bypass HP et BP du jeux de manifolds et arrêter la pompe à vide. Vous réaliserez la charge du système immédiatement.
      Tirage au vide avec vacuomètre :

      • Utiliser la courbe de relation Pression-Tempéraure pour l'eau afin de savoir jusqu'à quelle pression tirer au vide.
      • Indiquez votre résultat sur le vacuomètre à l'aide de l'aiguille repère.
      • Branchez la pompe à vide après avoir vérifié son niveau d'huile et démarrez la.
      • Mettre les vannes 1 et 2 en position intermédiaire et vérifier que le circuit ne soit pas sous pression.
      • Ouvrir les bypass du jeux de manifolds ainsi que la vanne du vacuomètre, la pression doit commencer à diminuer sur les aiguilles des manos HP et BP.
      • Ouvrir les vannes 3 et 4.
      • Au bout d'un moment, refermer les bypass du jeux de manifolds et vérifier la tenue du vide. Casser le vide à l'azote sec si possible en pensant à refermer le robinet du vacuomètre pendant l'opération (voir dernier paragraphe du cours).
      • Le tirage sera terminé quand l'aiguille du vacuomètre sera sous celle de repère.
      • A ce moment là, refermer les bypass HP et BP du jeux de manifolds ainsi que la vanne du vacuomètre et arrêter la pompe à vide. Vous réaliserez la charge du système immédiatement.
      Casser le vide à l'azote :
      • Raccorder le flexible sur le raccord du manodétendeur 6. Desserez le manodétendeur, ouvrir 5 et régler le manodétendeur pour avoir 10 bar de détente.
      • Réouvrir les bypass des manifolds pour introduire l'azote.
      • Refermer la vanne 5 et débrancher la bouteille d'azote.
      • L'azote s'échappe de l'installation. Une fois la pression tombée à 0,5 bar environ sur les aiguilles des mano HP et BP, rebranchez la pompe à vide et redémarrer la pour continuer le tirage au vide.

      Technologie de détection de fuites

      La détection des fuites sur une installation neuve ou lors d'une intervention sur une installation frigorifique est une chose très importante. Et il faut lui apporter le plus grand soin. Conséquence du Protocole de Montréal, le confinement du fluide frigorigène dans les systèmes est devenu une priorité. Le décret n'98-560 paru le 30 juin 1998 rend la détection des fuites et leur réparation obligatoires à partir de juin 1999.
      La lampe haloïde :
      Une flamme chauffe une plaque de cuivre. En présence de chlore, la flamme devient verdâtre.
      Pour fluides chlorés uniquement.
      Utilisation inadaptée aux HFC.
      Peu fiable pour les fuites de moins de 14 g/ an.
      Ne permet pas de quantifier la fuite.
      L'eau savonneuse :
      Formation de bulles en cas de fuite après pulvérisation d'une solution aqueuse épaisse sur les surfaces ou canalisations à contrôler.
      Convient pour la plupart des fluides.
      Pas assez précis pour les petites fuites.
      Ne permet pas de quantifier la fuite.
      La détection électronique à effet Corona :
      Lorsqu'un gaz est soumis à un champ électrique, il s'ionise et forme un nuage d'électrons. La présence d'un autre gaz modifie Vionisation.
      Bonne sensibilité aux CFC mais nettement moindre pour les fluides actuels.

      La détection électronique à conductivité thermique :
      Les oxydes métalliques disposent d'une conductivité thermique qui varie fortement selon les gaz en présence.
      Bonne sensibilité aux HFC, mais également pour tous les gaz.
      Quantification des fuites possible.
      Sensibilité inférieure à 5 g/ an.
      Détection électronique à diode chauffée :
      Au contact de la surface chaude (> 500°C), l'halogène (CI-Br-F) est séparé de la molécule et ionisé. Le flux de courant électrique créé est dirigé vers une électrode collectrice.
      Bonne technologie pour tous les fluides frigorigènes.
      Sensibilité inférieure à 5 g/ an.
      Détection ultrasonique :
      Une fuite émet dans le domaine audible mais aussi dans celui des hautes fréquences. Les fréquences ultrasoniques (20 kHz - 200 kHz) sont converties en sons audibles et s'entendent à l'endroit de la fuite.
      Satisfaisant pour tous les fluides frigorigènes.
      Sensibilité médiocre à ce jour.
      Détection par fluorescence :
      On introduit un traceur fluorescent dans l'huile du compresseur . Après homogénéisation, il suffit d'inspecter le circuit avec une lampe émettrice de rayons U.V. Les points luminescents jaune-vert apparaissent à l'endroit des fuites. Satisfaisant pour tous les fluides frigorigènes.
      Sensibilité minimale de l'ordre de 7 g/ an.
      Détection par coloration :
      On introduit un traceur coloré dans l'huile du compresseur. Après homogénéisation, la pression dans le circuit rend la coloration visible à chaque endroit où il y a la fuite.
      Procédé abandonné en raison de plusieurs risques : nocivité, action sur les joints, problèmes de fonctionnement, etc...
      «source dehon service infos».

      Schéma de principe d'une installation frigorifique



      cliquez sur le schéma de principe pour avoir une fonction détaillée des élèments.

      Explication sommaire du rôle des élements principaux :
      Le compresseur :Il réduit la pression dans l'évaporateur pour permettre au réfrigérant de s'y vaporiser. Il aspire les vapeurs fournies par l'évaporateur permettant ainsi au processus d'évaporation de se renouveller. Il comprime les vapeurs pour les ammener à la pression de condensation.
      Le détendeur thermostatique :Il controle l'écoulement du réfrigérant et permet sa détente. Il régule le débit de façon à optimiser le remplissage de l'évaporateur permettant ainsi une production de froid optimale. Il evite au compresseur d'aspirer du refrigérant liquide.
      L'évaporateur :Le réfrigérant s'y vaporise en prenant la chaleur de l'enceinte à refroidir. C'est le siège d'un changement d'état appelé l'évaporation (passage du liquide au gaz)
      Le condenseur :Il reçoit les vapeurs surchaufées sous haute pression et les refroidit de façon à les faire changer d'état. On obtient ainsi du liquide sous haute pression. Ce changement d'état s'appelle la condensation.
      Le réservoir de liquide :Il permet de compenser les variations de demande de débit du détendeur thermostatique.

      Le test du frigoriste online

      Cette rubrique a été complétée par des versions téléchargeables de meilleure qualité. Cliquez sur les thèmes ci dessous pour demarrer le test :

      Les huiles frigorifiques

      La lubrification est un des facteurs principaux du bon fonctionnement d'une installation frigorifique. Le choix d'un lubrifiant est spécifique à un compresseur pour une application donnée. Déterminer le lubrifiant adapté est essentiel pour la performance et la longévité d'une installation frigorifique. Dans l'industrie frigorifique, il existe plusieurs familles d'huiles dont l'utilisation avec les différents types de fluides frigorigènes est synthétisée ci-dessous.
      Familles
      Origines
      Sous-familles
      Types de fluides frigorigènes
      Minérales
      naturelles, issues de la distillation du pétrole brut.
      - naphténique
      -paraffiniques selon la nature et la provenance du pétrole.
      CFC,HCFC,NH3
      Semi-synthétiques
      mélanges d'huiles minérales et synthétiques.
       
      CFC,HCFC,NH3
      Synthétiques
      chimiques
      - alkylbenzènes (AB)
      CFC,HCFC,NH3
      - hydrocarbures : polyalphaoléfines (PAO)...
      CFC,HCFC,NH3
      - polyglycols:
      polyalkylè
      neglycols (PAG)
      - R-134a en climatisation automobile
      - NH3 dans quelques cas pour certains compressoristes
      esters:
      polyolesters
      (POE)
      HFC

      LES FAMILLES DE LUBRIFIANTS POUR SYSTEMES FRIGORIFIQUES :
      Les huiles minérales :
      Les huiles minérales pour la lubrification des compresseurs frigorifiques sont des mélanges d'hydrocarbures sans cire spécifiquement sélectionnés pour leur très bonne fluidité à basse température.
      Les huiles minérales sont les produits traditionnellement utilisés pour la lubrification des compresseurs frigorifiques.
      Elles sont adaptées pour l'utilisation avec des fluides frigorigènes CFC, HCFC, et l'ammoniac.
      Les huiles synthétiques :
      Les huiles synthétiques sont des polymères de monomères chimiques spécifiques tel que les esters ou les glycols.
      Les premières huiles synthétiques ont été développées pour les HCFC (alkylbenzène et polyalphaoléfines).
      Avec l'introduction :
      -des nouveaux fluides
      - les HFC
      - le besoin de nouveaux types d'huiles
      est apparu, la raison principale étant la non miscibilité des huiles minérales avec les HFC, ce qui ne favorise pas le retour d'huile dans les systèmes.
      Les huiles alkyllbenzènes :
      Ce sont les premières huiles synthétiques qui ont été utilisées dans l'industrie de la réfrigération. Elles ont une excellente stabilité thermique et chimique (moins de décomposition d'huile à haute température) et une excellente miscibilité à basse température. Les huiles alkylbenzènes sont recommandées pour les fluides de type R-22 et mélanges de HCFC. Elles sont compatibles avec les huiles minérales traditionnelles. En cas de mauvais fonctionnement avec les huiles minérales, les huiles alkylbenzènes peuvent avantageusement remplacer l'huile d'origine.
      Les huiles polyalphaoléfines :
      Les huiles polyalphaoléfines - ou PAO - peuvent être décrites comme des "huiles minérales synthétiques" car elles ont la même structure chimique que les huiles minérales traditionnel­ les mais ce sont des produits fabriqués à partir de monomères. Les huiles PAO ont des points d'écoulement très bas et une excellente stabilité thermique, ce qui permet de les utiliser dans des systèmes au R-22 ou à l'ammoniac fonctionnant dans des conditions extrêmes.
      Les huiles polyalkylèneglycols :
      Les huiles polyalkylèneglycols - mieux connues sous l'abréviation PAG - ont été les premiè­ res huiles développées pour l'utilisation des fluides HFC. Elles ont donc une bonne miscibili­ té avec ces produits. En- revanche, elles sont très hygroscopiques. Du fait de leur tendance à absorber de l'eau et de leur réaction en présence de cuivre, les huiles PAG sont essentiellement utilisées dans les systèmes de climatisation automobile fonctionnant au R-134a, car les constructeurs ont éliminé les métaux cuivreux. Grâce à leur bonne miscibilité avec l'ammoniac, les PAG pourraient être utilisées dans les systèmes contenant ce fluide.
      les huiles polyolesters :
      Les huiles polyolesters - ou POE - sont la deuxième génération d'huiles à avoir été dévelop­ pée pour les HFC. Il s'agit d'excellents lubrifiants, moins hygroscopiques que les PAG et beaucoup plus stables chimiquement que les PAG en présence d'eau. Les POE sont les huiles dédiées aux HFC dans toutes les applications de réfrigération et conditionnement d'air à l'exception de la climatisation automobile qui utilise principalement les PAG.
      «source dehon service infos».

      La réglementation

      Les changements d'état

      Définitions :
      Un corps physique peut prendre 3 états :
      Solide, liquide ou gazeux.
      Chaque passage d'un état à l'autre s'appelle changement d'état.
      Les changements d'état
      La fusion :
      C'est le passage de l'état solide à l'état liquide. Ce changement d'état s'obtient en apportant de la chaleur au corps que l'on désire faire changer d'état. Pour l'eau, on dira que la glace fond.
      La vaporisation :
      C'est le passage de l'état liquide à l'état gazeux. Ce changement d'état s'obtient en apportant de la chaleur au corps que l'on désire faire changer d'état. Pour l'eau, on dira qu'elle bout.
      La condensation :
      C'est le passage de l'état gazeux à l'état liquide. Pour réaliser ce changement d'état, le corps doit céder de la chaleur.
      La solidification :
      C'est le passage de l'état liquide à l'état solide.Pour réaliser ce changement d'état, le corps doit céder de la chaleur. On dira pour l'eau qu'elle gèle.
      La sublimation :
      C'est le passage direct l'état solide à l'état gazeux sans passer par l'état liquide. Pour réaliser ce changement d'état, le corps doit prendre de la chaleur au milieu ambiant. ce changement d'état s'obtient dans des conditions de pression et de température particulières. Le coprs le plus connu qui réalise ce changement d'état est la naphtaline (boule anti-mîtes).

      Exemple de l'eau :
      Si nous partons d'un bloc de glace de 1kg à -20°C, sous pression atmosphérique, et que nous le chauffons. Nous allons rencontrer plusieurs étapes fondamentales dans la transformation de ce bloc de glace...
      analyse pour l'eau
      De A à B :
      La température de la glace augemente régulièrement pour atteindre 0°C. La chaleur apportée et nécessaire à cette étape est de 41,8 kJ. C'est de la chaleur sensible (la température augmente).
      En B :On a un bloc de glace de 1kg à 0°C.
      De B à C :
      A 0°C, la 1ère goutte de liquide apparaît et la glace commence à fondre. Pendant toute la fonte de la glace, le mélange liquide/solide aura une température rigouresement égale à 0°C. La chaleur apportée est de 335 kJ, c'est de la chaleur latente (la température reste constante).
      En C :
      On a 1kg d'eau entièrement liquide à 0°C.
      De C à D :
      La température de l'eau s'élève progressivement jusqu'à atteindre 100°C. Pour réaliser cette augmentation de température, nous devons apporter 419 kJ. C'est de la chaleur sensible.
      En D :
      On a 1kg d'eau entièrement liquide à 100°C, c'est du liquide saturé.
      De D à E :A 100°C, comme nous continuons à apporter de la chaleur, l'eau se met a bouillir et la première molécule de vapeur apparaît. C'est le début de l'évaporation. La température reste constante pendant tout le changement d'état. Quand la dernière goutte de liquide s'évapore, le changement d'état sera terminé, nous aurons apporté 2257 kJ de chaleur latente.
      En E :Nous avons 1kg de vapeur à 100°C, c'est de la vapeur saturée.
      Après E :
      Si on continue à chauffer la vapeur, la tempéraure continue d'augementer nécessitant 1,9 kJ/kg.K.
      Evolution des températures de changements d'état en fonction de la pression :
      evolution des températures de changement d'état en fonction de la pression
      Plus la pression est élevée et plus la tempéraure du changement d'état augemente.
      Exemple : à 1,5 bar l'eau bout à 110°C
      Notion d'enthalpie :
      Processus d'évaporation et augmentation de l'enthalpie de l'eau
      Nous avons vu qu'il fallait apporter 2257 kJ de chaleur à l'eau pour l'évaporer et donc la convertir en 1kg de vapeur à 100°C. Si nous ajoutons les 419 kJ nécessaires pour chauffer 1kg d'eau de 0 à 100°C, on obtient alors 2676 kJ, la teneur en chaleur ou en enthalpie d'1 kg de vapeur saturée à 100°C. (Le point 0 de l'échelle d'enthalpie est fixé à une température de matière de 0°C).
      Notion de surchauffe :
      Surchauffe de la vapeur
      Si nous ajoutons de la chaleur à la vapeur saturée sèche à 100°C, il se produit une augmentation de température appelée surchauffe. La chaleur de surchauffe est de la chaleur sensible. pour augmenter 1kg de vapeur sèche à 100°C de 15K, on doit fournir 28,3 kJ. L'enthalpie de cette vapeur d'eau à 115°C est de 2676+28,3=2704,3 kJ.
      Notion de sous-refroidissement :
      De même si on extrait de la chaleur à de l'eau qui vient de se condenser, on la sous-refroidit. Ainsi sous pression atmosphérique, de l'eau à 80°C est sous-refroidit de 20°C.
      L'enthalpie de l'eau à 80°C est de :
      h = 419-20x419/100 = 335,2 kJ/kg.

      PHYSIQUE Initiation à la production de froid

      Initiation à la production de froid
      Comment obtenir l'évaporation ?
      Plaçons une bouteille de R134a dans une ambiance à 20°C. En sortie de cette bouteille, montons un manomètre BP ainsi qu'une vanne qui permet de régler le débit de fuite.
      Si nous ouvrons et bridons cette vanne à 3,3bar, du fluide s'échappe de la bouteille sous forme de vapeurs. Dans ce cas, la pression exercée par la vapeur sur la surface du liquide diminue. La force Fe qu'elle engendre diminue et devient inférieure à Fi la force interne au liquide. Le fluide se met à bouillir dans la bouteille formant ainsi des vapeurs pour essayer de rétablir l'équilibre naturel. Dans la bouteille, nous avons un mélange liquide-gaz de R134a à 3,3bar. Il y a donc relation pression-température. Ce mélange liquide-gaz de R134a a donc une température de 10°C.
      En bridant la vanne de débit de fuite à 1 bar, la quantité de vapeurs qui quitte la bouteille est plus importante. L'ébullition du liquide est plus intense afin de fournir plus de vapeurs. Nous avons toujours un mélange liquide-gaz dans la bouteille, alors nous pouvons encore appliquer la relation pression-température : 1 bar, c'est la pression d'un mélange liquide-gaz de R134a à -10°C. Le thermomètre qui mesure la température de l'enveloppe du réservoir indique alors -10°C et du givre commence à se former sur le réservoir. 
      Si nous plaçons cette bouteille dans une enceinte isolée, la température ce cette enceinte va diminuer. Nous aurons une production de froid. Cette production de froid s'arrêtera dès qu'il n'y aura plus de liquide dans la bouteille.
      Le fluide frigorigène est onéreux, il faut trouver une solution pour le récupérer…
      Comment récupérer le fluide frigorigène ?
      En plaçant une seconde bouteille à l'extérieur de l'enceinte et en reliant l'ensemble par un compresseur, le problème est résolut :
      Le fluide qui s'évapore est aspiré par le compresseur et refoulé dans la seconde bouteille. Dans cette deuxième bouteille, le fluide se condense grâce à la pression élevée. La condensation du fluide frigorigène dissipe la chaleur qui a été absorbée dans l'enceinte à refroidir. 8 bar, c'est la pression d'un mélange liquide-gaz de R134a à 35°C. C'est la pression à laquelle se condense le fluide frigorigène, c'est donc la pression de condensation Pk. Notre système produit du froid, il nécessite l'apport d'énergie pour le travail mécanique du compresseur.
      Après un certain temps de fonctionnement, la bouteille de l'enceinte à réfrigérer est vide. Tandis que celle à l'extérieur est pleine. La production de froid devient alors nulle puisqu'il n'y a plus évaporation. A ce moment, il faut intervertir les deux bouteilles pour continuer à produire du froid. Il serait bon de pouvoir recycler automatiquement le fluide de la bouteille pleine à la bouteille vide…
      Comment recycler le fluide frigorigène ?
      En raccordant les deux bouteilles par une tuyauterie sur laquelle on ajoute une vanne pour le réglage du débit de liquide, le système devient autonome. L'ajout de cette vanne permet en effet de réintroduire le liquide produit dans la bouteille extérieure vers la bouteille de l'enceinte réfrigérée.
      A présent, il ne reste plus qu'à réguler la température de l'enceinte réfrigérée en y plaçant un thermostat qui commande les démarrages et arrêts du compresseur…
      Terminologie :
      La bouteille intérieure s'appelle évaporateur.
      La bouteille extérieure s'appelle condenseur.
      La vanne de réglage de débit sur la conduite de liquide s'appelle détendeur.
      Avec le compresseur, ils forment les 4 éléments principaux et nécessaires d'un circuit frigorifique à compression.

      Le diagramme psychrométrique

      Présentation :
      Le diagramme psychrométrique encore appellé diagramme de l'air humide est un diagramme T,x. il se présente comme suit :
      La Température sèche : Ts
      C'est la température repérée et lue sur un thermomètre ordinaire agité dans l'air, à l'ombre et à l'abri de tout rayonnement thermique. La lecture de cette température se fera sur l'échelle horizontale du bas du diagramme et s'exprime en degrés Celcius (°C). Toute droite verticale est une isotherme.
      Teneur en eau du local : x ou r
      C'est le poids de vapeur d'eau contenue dans 1 kg d'air sec. Il se lit sur l'échelle verticale à droite du diagramme et s'exprime en kilogramme d'eau par kilogramme d'air (kg d'eau/kg d'air sec). Il se déplace suivant une horizontale sur le diagramme.
       L'humidité relative : HR
      Le degré hydrométrique j de l'air est le rapport du poids de vapeur d'eau contenu dans l'air avec le poids de vapeur d'eau que cet air contiendrait s'il était saturé.
      j = x / x'
      L'humidité relative est l'expression de ce rapport en %. Elle peut se lire à l'aide des courbes situées à l'intérieur du diagramme.

      L'enthalpie de l'air : H
      L' enthalpie se lit sur l'échelle oblique située dans la courbe de saturation. Elle se déplace suivant la même droite que la température humide. Elle s'exprime en kJ/kg d'air sec.
      Température humide : Th
      C'est la température indiquée par un thermomètre dont le bulbe est entouré d'un coton hydrophile humidifié. Ce thermomètre est placé dans un flux d'air relativement rapide (2m/s). L'appareil de mesure qui sert à déterminer à la fois Ts et Th s'appelle un psychromètre.Pour trouver la température humide, on projete orthogonalement l'axe des températures séches sur la courbe de saturation. La température humide se lit sur la droite de saturation du diagramme et se déplace suivant une oblique. Elle s'exprime aussi en degrés Celcius.
       La température de rosée: Tr
      C'est la température à laquelle l'air humide, lentement refroidit, arrive sur la courbe de saturation. Cette température de l'air provoque l'apparition de brouillard qui se dépose sous forme de rosée sur les objets environnants.
      Le volume massique (spécifique) : v"
      C'est le volume occupé à la pression atmosphérique par 1 kg d'air humide. Il s'exprime en m³/kg d'air. Il se lit sur le diagramme sur les droites obliques, échelle en bas du diagramme.

      Dépannage frigorifique

      L’expérience du dépannage frigorifique sur les installations de froid commercial et de climatisation permet de classer les pannes frigor...